Libérer du cash dans le stock et améliorer son taux de service : comment concilier ces deux impératifs ?

L’évaluation de l’incertitude de la demande est indispensable pour faire de sa supply chain une force. Elle garantit le service client en dimensionnant une ressource suffisante sur les articles critiques. Elle allège des stocks inutiles et permet d’économiser la trésorerie immobilisée sur ceux dont la demande est régulière. Elle réduit fortement l’obsolescence des stocks et des dépréciations en fournissant un élément de décision complémentaire de la prévision.

Avec l’avènement des technologies d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique il est tentant de croire à une amélioration spectaculaire de la capacité à prévoir la demande et piloter la supply chain. Même si ces technologies permettent une réelle avancée dans l’automatisation de certains processus d’analyse et de décision, Pierre Dac l’avait prédit, « la prévision reste difficile, surtout lorsqu’elle concerne l’avenir ». La crise sanitaire que nous traversons actuellement nous a brusquement rappelé qu’en la matière, l’incertitude reste la règle. Les effets en ont été immédiats. Des ruptures se sont produites sur les chaînes logistiques les plus tendues quand des stocks non consommés se sont accumulés en certains points de la chaîne.

Il existe de fait quatre inducteurs de stock :

  • Le délai de livraison
  • La quantité minimale ou économique d’approvisionnement
  • La fréquence de traitement des approvisionnements
  • L’incertitude de la demande

Réduire ces facteurs permet de réduire le stock nécessaire au taux de service des clients. Les mesurer avec précision est nécessaire pour le dimensionner au plus juste. Les trois premiers sont des données du process logistique. Le quatrième facteur est d’une autre nature puisqu’il est extérieur à la chaîne logistique. Surtout, l’incertitude de la demande ne fait souvent l’objet d’aucune mesure. La prévision répond à la question « combien le marché va-t-il demander dans les semaines ou les mois à venir ? ». Elle ne répond pas à la question qui se pose à celui qui décide d’un approvisionnement, à savoir : « combien le marché va-t-il demander au maximum (dans la limite d’une probabilité correspondant au taux de service), dans l’horizon du délai d’approvisionnement ? ». Pour pallier ce manque, il est courant de compléter la prévision par un stock de sécurité, dimensionné de façon plus ou moins arbitraire. La conséquence est que le stock n’est pas sur le bon article, au bon endroit, au bon moment et dans la bonne quantité. Il est surdimensionné là où la variabilité de la demande est faible, et sous dimensionné là où elle est élevée.

Évaluer le besoin complémentaire à la prévision pour couvrir la demande maximale et garantir la disponibilité, mesurer son impact aussi bien sur la valeur de stock et les coûts logistiques que sur le chiffre d’affaires et la marge, voici ce qui permet au logisticien de participer à la performance de l’entreprise. Déterminer la quantité optimale à approvisionner en chaque point de la chaîne à tout moment pour chaque article, voici ce que permettent les services développés par Snext.

Retrouvez-nous à l’occasion du Digital SCE les 8 et 9 décembre 2020 !

POUR EN SAVOIR PLUS

Richard Viot Coster

Président Snext. Professionnel de la Supply Chain depuis près de 20 ans, Richard a été successivement manager opérationnel et consultant, dans l'industrie et en environnement start up Expert en pilotage de la Supply Chain amont, il maitrise également parfaitement les opérations logistiques en aval et se définit comme "producteur de service client". Orienté business, il se concentre sur l'identification des leviers d'optimisation de la marge opérationnelle. Ambitieux, il vise à combiner cette profitabilité à un meilleur usage des ressources. Il se dédie aujourd'hui à la conception et le mise en œuvre des outils de pilotage de la Supply Chain de demain.

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