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L’interopérabilité dans le secteur des soins se porte bien, mais pourrait se porter encore mieux

L’interopérabilité dans le secteur des soins se porte bien, mais pourrait se porter encore mieux

De plus en plus d’hôpitaux et d’établissements de soins sont convaincus de l'importance de l’ interopérabilité. Ceci permet tant aux médecins entre eux qu’entre médecin et patient de mieux communiquer et de rassembler plus de données de qualité afin d’améliorer les soins de santé et diminuer leur coût. Le Ministre des Soins de Santé des Pays-Bas, Bruno Bruins, a annoncé récemment qu’au fur et à mesure, les établissements de soins seront obligés d’échanger leurs données de manière numérique. L'interopérabilité dans le secteur des soins se porte bien, mais pourrait se porter encore mieux. Il est donc grand temps donc de s’y mettre ! Les mots-clés ? Standard d’échanges de données Web API et HL7 FHIR.

L'interopérabilité dans les secteurs des soins de santé : pour quelle raison ?

Premièrement, parce que l'interopérabilité améliore bien sûr la communication entre les différents prestataires de santé. Ils disposent ainsi tous des mêmes informations actualisées sur les patients leur permettant de prendre les meilleures décisions possibles. À côté de cela, l'interopérabilité offre la possibilité de rajouter plus d'informations pertinentes sur le patient dans les dossiers client : Real World Data, ou les données qui ne concernent pas les rapports médicaux et les résultats de laboratoires. Ainsi, les médecins obtiennent une meilleure image globale du patient et ils peuvent mieux adapter le traitement. À côté de ça, l’interopérabilité offre aussi un aspect pratique. En évitant la double saisie, elle permet de gagner du temps et de réduire le risque d’erreurs. Ainsi, les établissements de soins non seulement réduisent les coûts, mais indirectement, ils améliorent la sécurité des patients. Finalement, l’interopérabilité offre plus de possibilités en matière de partage des données permettant aux chercheurs de tirer des leçons des quantités importantes de données (anonymes). Énormément d'avantages importants donc !

Comment se porte à présent l'interopérabilité au sein des soins de santé ?

Le secteur informatique a déjà bien avancé en matière d'interopérabilité dans le secteur des soins de santé. Mais un long chemin reste à faire avant de pouvoir échanger toutes les données des dossiers de patients de manière numérique et avec sécurité et précaution. Ce retard provient évidemment partiellement du fait que les dossiers de patients sont composés de données issues de différents systèmes d’établissements de soins qui « soudainement » doivent coopérer. À côté de ça, le sentiment de nécessité de l'interopérabilité est très présent dans les conseils d'administration des hôpitaux. Le secteur des soins de santé (et donc les hôpitaux) est scruté de près et les assureurs, patients et le gouvernement ne cessent d’imposer de nouvelles exigences.

Le rôle de l'informatique

Mais les fournisseurs de services informatiques aussi sont responsables de cette interopérabilité relativement limitée pour l'instant. Pas chaque entreprise spécialisée en informatique est prête à réaliser une plateforme ouverte avec un accès facile à d’autres fournisseurs de services informatiques. Ceci fait que beaucoup d’hôpitaux sont équipés d’un système fermé qui doit d’abord être « démantelé » afin de pouvoir y connecter quoi que ce soit. L’attention portée au respect de la vie privée et à la sécurité des données met un frein (et c’est compréhensible) sur l’échange libre de données entre organisations. Toutes ces raisons réunies expliquent pourquoi aux Pays-Bas, le Dossier de Patients Informatisé a mis du temps à être mis en place. Ce qui ne veut heureusement pas dire que l’interopérabilité dans le secteur des soins est impossible. Au contraire ! Un très grand nombre de professionnels du secteur des soins de santé et d’entreprises informatiques se consacrent activement au sujet. Le gouvernement belge comprend lui aussi l'importance de l' interopérabilité dans le secteur des soins de santé et soutient les différentes initiatives.

Où cela nous mène-t-il ?

À l’heure actuelle, un très grand nombre de nouvelles applications sont créées dans le domaine de l'interopérabilité telle que l'intégration de données dans les bases de données permettant de faire des analyses prédictives. En plus de ça, l’Internet des Objets permet d'obtenir des informations importantes sur le patient en temps réel grâce à des appareils mobiles dotés de capteurs. Le nombre croissant d'appareils capables de générer des données pertinentes sur les patients ne cesse d'augmenter l'importance de l’interopérabilité dans le secteur des soins de santé. Car toutes ces données ne vous rapportent rien si vous n’êtes pas capable de les échanger.

De quoi a-t-on besoin ?

Pour que l'interopérabilité dans les soins de santé soit possible, quatre choses sont concrètement nécessaires :

  1. Des API pour échanger des données.Grâce à ces Interfaces de Programmation applicative, différentes applications peuvent communiquer entre elles et s’échanger des données. Par exemple entre un dossier de patient, différentes applications e-Santé et des appareils de mesure. L’API détermine le degré d’ouverture de la propre base de données et si d’autres applications peuvent juste visualiser des données ou également les modifier ou même les supprimer.
  2. Un standard pour échanger des données entre les applications.Un standard d’échange fréquemment utilisé et prometteur est HL7 FHIR. Ce standard Health Level 7 Fast Healthcare Interoperability Resources est composé d’éléments réutilisables qui utilisent des standards Web tels que XML et HTTP pour donner l'accès à des dossiers patients pour des applications mobiles.
  3. Une méthode pour convertir des données non structurées en des données structurées.Beaucoup de données patients ne sont pas reprises d’office dans des formulaires ou des dossiers. Pensez aux informations sur le style de vie, l’utilisation de médicaments, la génétique et l’évolution de la maladie. Toutes des informations de contexte qui sont importantes et qui ensemble donnent une image beaucoup plus globale de la santé médicale de quelqu’un. Vous pouvez convertir ces données non structurées en des données structurées, par exemple grâce au Smart Indexing (indexation intelligente), permettant de faire des recherches dans des données non structurées sur des groupes de mots, des concepts et leurs liens réciproques.
  4. Une plateforme de données regroupant toutes ces données.Disposer d’un tas de données, c’est déjà un début, mais pour pouvoir en tirer des conclusions, vous devrez pouvoir les intégrer, les combiner et les analyser. Ceci se fait sur une plateforme de données : un environnement virtuel qui de plus en plus souvent est développé dans le cloud. Dans le domaine des plateformes de données, le secteur des soins de santé a des leçons à tirer d'autres secteurs, où ces plateformes de données sont déjà utilisées.

 

Une réelle interopérabilité dans le secteur des soins de santé : c’est vraiment possible ! Les connaissances et les technologies sont déjà là et l’état d’esprit des décideurs aussi permettra de faire avancer les choses.
 
Pour en savoir plus :

InterSystems IRIS for Health Dossier technologique

 

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