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Le modèle KP : ou comment gérer les 5 % des patients les plus chers

Le modèle KP : ou comment gérer les 5 % des patients les plus chers

Les patients atteints de maladies chroniques sont, sans vouloir être désobligeant, « chers » pour le système de santé. Ils sont en relation avec différentes parties telles que les médecins généralistes et spécialistes, prennent beaucoup de médicaments et sont souvent hospitalisés.

C’est pourquoi actuellement, plus de 50 % des coûts des soins sont dépensés pour 5 % de la population mondiale. Ce déséquilibre est flagrant !

Le groupe américain Kaiser Permanente a décidé pour cette raison de revoir complètement son programme destiné aux 5 % des patients les plus chers. Ceci a résulté en de meilleurs soins et moins de personnes malades à moindre coût. Comment s’y sont-ils pris ? Et est-ce que le modèle convient aux organisations de soins néerlandaises et belges ? Vous le lirez dans cet article.

 

Le groupe des patients les plus chers est plus homogène qu’on l’imaginait

Kaiser Permanente, une association américaine à but non lucratif qui à la fois fournit des soins et développe des programmes de soins a mené des recherches sur les coûts des soins par patient. Ils ont découvert que les 5 % de la population qui nous coûtent le plus cher est plus homogène qu’on ne le pense souvent. KP a divisé le groupe sur base de trois types de patients :

  1. Les personnes souffrant d’une ou plusieurs maladies chroniques dont la situation peut être améliorée ou mieux contrôlée/li>
  2. Les personnes qui souffrent d’un problème de santé grave, tel qu’une naissance prématurée, un accident grave ou une forme aiguë de cancer
  3. Les personnes qui sont gravement malades, qui ne guériront plus et ont donc besoin de soins continus

 

Les 3 piliers du modèle KP

KP a découvert que le grand problème se situait au niveau des groupes 1 et 2 : les affections de ces patients sont difficiles à prédire, de sorte que la composition des groupes évolue continuellement. Les programmes de santé actuels ne sont pas adaptés à cette diversité, a conclu KP.

Pour cette raison, ils ont décidé de développer un programme flexible adapté au groupe des « 5 % des patients les plus chers » ainsi que pour les personnes qui risquent de se retrouver dans ce groupe. Le résultat final était une combinaison de soins proactifs et de soins sur mesure. Les principaux ingrédients : technologie, personnel de soins relativement peu coûteux et intégration des données.

  • Premier pilier : La technologie. Ce sont les wearables et les appareils de soin portables avec lesquels les patients peuvent prendre des mesures eux-mêmes sans avoir à se rendre à l’hôpital, grâce auxquels KP économise du temps et de l'argent.
  • Deuxième pilier : Avec « personnel moins coûteux », KP fait référence aux assistants médicaux qui assistent les spécialistes dans leur travail quotidien et les libèrent de tâches administratives. Les spécialistes peuvent ainsi consacrer plus de temps au patient
  • Troisième pilier : Le troisième pilier est l'intégration des données, qui permet à tous les prestataires de soins (médecins généralistes, spécialistes, pharmaciens) de disposer des mêmes informations complètes.

Surtout le troisième pilier est important. Grâce à l'intégration des données, la double saisie est évitée, les médecins font moins d’erreurs et consacrent moins de temps aux tâches administratives. Cela fait du troisième pilier (également connu sous le nom d'interopérabilité) le facilitateur des piliers 1 et 2.

 

Primes moins élevées, plus d’investissements

KP a effectué une mesure de référence et a lancé le programme en son siège de Californie, en Virginie, au Maryland et dans le District de Colombie. Et en effet : les résultats sont bien là ! Pour les 5 millions de membres du réseau, la prime est maintenant de 10 à 15 % inférieure à celle proposée par les fournisseurs de soins comparables. KP a également pu investir plus dans le fonds payant les soins des personnes peu ou pas assurées.

L’organisation a pu investir une autre partie de l'argent économisé dans la formation de jeunes médecins afin de garantir l'avenir des soins. Dans tout le pays, le succès de KP a vite été reconnu. Actuellement, les programmes de soin de la région de Californie du Nord et du centre du littoral atlantique figurent parmi les 5 premiers des États-Unis, une réussite due en grande partie à la réorganisation de Kaiser Permanente.

 

Oui, mais... c’est l’Amérique

HL’histoire de Kaiser Permanente se déroule sur un autre continent et est unique même aux Étas-Unis car l’organisation offre à la fois des soins et une assurance maladie. Pourtant, leur approche est facile à reproduire. Ainsi, la recherche Robert Pearl a étudié trois autres organisations américaines qui sont uniquement fournisseurs de soins, ainsi que des organisations néerlandaises et belges.

Ces organisations aussi ont rapporté d’importantes diminutions de coûts et des améliorations dans la qualité des soins. Par exemple, les plaintes des malades chroniques ont diminué et de nombreuses nouvelles plaintes ont été évitées ce qui a conduit à une forte diminution du nombre de visites à l’hôpital, qui est passée de 20 % à 50 %. Cela offre des perspectives pour le Benelux !

 

Guérir ou prévenir le cancer colorectal

Rendons cette histoire abstraite un peu plus concrète avec un exemple pratique de KP. 50 % des cas de cancer colorectal peuvent être guéris ou prévenus. Beaucoup de personnes atteintes de cette forme de cancer ne découvrent leur maladie qu’après plusieurs années, lorsque des plaintes surviennent et qu’une coloscopie a lieu. Si chacun effectuait un simple test à domicile chaque année, le cancer colorectal pourrait être détecté à un stade précoce augmentant les chances de guérison.

Cela permet non seulement de sauver des vies, mais aussi d'économiser de l'argent. Les frais de soins pour les personnes qui décèdent d’un cancer colorectal s’élèvent souvent à des centaines de milliers d’euros. C’est pourquoi KP analyse les données des patients provenant du DME pour ensuite proposer un simple test à domicile à toutes les personnes présentant un risque accru de cancer colorectal. De cette façon, ils préviennent la maladie et augmentent les chances de guérison.

 

Vous souhaitez mettre en pratique le modèle KP ?

KP a une longueur d'avance lorsqu’il s'agit de modernisation du système des soins. Mais ne laissez pas l’énorme succès de leur approche vous intimider ! Vous pouvez introduire les mesures prises (à une plus petite échelle) dans votre propre organisation de soin. Nous vous recommandons de commencer par le troisième pilier, celui de la facilitation : l’intégration des données.

Grâce à celui-ci, à court terme, vous économiserez du temps et de l'argent et poserez les bases du déploiement de « wearables » et du personnel médical de soutien. Car les deux mesures vous fournissent de nouvelles informations que vous devrez rassembler et intégrer aux autres données de soin.
 
Pour en savoir plus :

Repenser les soins - InterSystems TrakCare Dossier Patient Informatisé intégré

 

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