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La vie en première ligne d’une pandémie

COVID-19

Pour Callum Cox, la partie la plus difficile de son travail dans un hôpital du Royaume-Uni durant la pandémie de COVID-19 a consisté à réconforter les membres désemparés des familles de patients en unité de soins intensifs. N’étant pas autorisés à pénétrer dans l’hôpital, les proches des patients ne recevaient des messages concernant leur condition que par l’intermédiaire d’un SMS ou d’un appel téléphonique. Les récits tragiques relatés aux informations du soir sont venus compléter le tableau.

Ce n’est que lorsqu’un patient était mourant que seul un visiteur était autorisé à risquer la contamination pour venir lui faire ses adieux. « Les patients avaient le corps perclus de tubes. Les machines bipaient et sonnaient toute la journée », explique Cox, qui assurait trois longues gardes par semaine en tant qu’infirmier au printemps dernier. « Les familles ne savaient pas ce qu’il se passait. Elles vivaient dans la peur. »

Mais lorsque les patients étaient débranchés du respirateur, Cox était là, téléphone en main, prêt à réunir des familles qui avaient passé des jours, voire des semaines, en plein désarroi.

Avant la pandémie, il aurait été inconcevable que Cox se retrouve dans une telle situation. Depuis deux ans, il ne travaillait plus à l’hôpital mais en tant qu’analyste d’applications pour InterSystems afin de s’assurer du soutien du logiciel de son équipe destiné aux praticiens. Lorsque le COVID-19 a frappé, pourtant, lui et plusieurs autres infirmiers employés par InterSystems ont répondu présents à l’appel, ils ont affronté leurs peurs face au risque de contamination et se sont précipités en première ligne lorsque les patients et leurs collègues ont eu le plus besoin de leur expertise.

Silvia Marzoli, une analyste d’application pour InterSystems, auparavant infirmière en unité de soins intensifs durant neuf ans en Italie, se souvient du moment où elle a décidé de retourner à l’hôpital. Lorsqu’elle a réalisé l’ampleur de l’épidémie de COVID-19, elle a appelé ses anciens collègues, qui lui ont annoncé qu’ils se débattaient avec peu de personnel et des ressources limitées. En deux jours, elle avait signé un contrat pour effectuer des gardes le week-end dans un hôpital à proximité, en plus de son travail quotidien. « J’ai fait le choix de m’impliquer ainsi, face à cette situation, » a déclaré Marzoli.

Prodiguer des soins s’avérait encore plus difficile qu’en temps normal. Personne ne savait quel traitement utiliser pour ceux qui étaient sévèrement atteints, il fallait consacrer beaucoup de temps à chaque patient et de nouveaux patients ne cessaient d’affluer, remarque-t-elle.

Au Royaume-Uni, Cox et Andrew Seal, un analyste d’application avec 15 ans d’expérience en tant qu’infirmier en unité de soins intensifs, se souviennent avoir souffert de la transpiration que leur occasionnaient les multiples couches de leur équipement de protection personnel. Ils enlevaient rarement leur équipement, car les masques et les gants se faisaient rares. L’équipement rendait même difficiles des tâches ordinairement simples, comme s’entretenir avec un docteur.

Seal, qui a vécu la pandémie comme un « cauchemar » et a réagi en effectuant deux gardes de nuit par semaine en unité de soins intensifs, a passé sa première journée à s’occuper d’un patient du même âge que lui, qui ne souffrait pas de comorbidités. Celui-ci avait été très fortement touché par le COVID-19 et ses chances de survies étaient compromises. Seal s’est reconnu dans ce patient. « Mais en quelques semaines, le patient allait mieux », déclare l’infirmier. « J’ai participé au retrait de la ventilation et à la rééducation du patient afin qu’il puisse rentrer chez lui. C’est un moment dont je suis fier. »

Malgré tout, être en première ligne comportait de nombreux risques. Cox, qui a une femme et deux bébés, a pris part à un rituel épuisant afin de leur éviter d’être contaminés. Une fois levé, il se douchait, conduisait jusqu’à son lieu de travail dans des vêtements propres, les enfermait dans son vestiaire, enfilait sa tenue d’hôpital et commençait sa garde. Puis il se douchait à l’hôpital, où il laissait sa tenue, enfilait à nouveau les vêtements dans lesquels il était venu et désinfectait sa voiture à son arrivée chez lui. Pour finir, il enfilait de nouveaux vêtements dans son jardin et désinfectait ses objets personnels.

Lorsque le nombre d’hospitalisations liées au COVID-19 a commencé à chuter au Royaume-Uni et en Italie, les trois employés d’InterSystems ont repris leur routine. Mais retourneront-ils sur la ligne de front si la pandémie le nécessite ? « Sans aucun doute » déclare Marzoli, « s’ils ont besoin de nous à nouveau. »


Cet article a été publié dans la newsletter du 20 juillet 2020 - OnTrak Flash Info n° 5

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